UN QUÉBÉCOIS CHEZ LES AUSSIES! PART2
Posted by ben on 10.12.10
On dit qu’environ 4.5 millions de personnes habitent la métropole de Sydney. Ici, tout le monde surf : ton père, ta mère, ton voisin et même ton boss. Le surf c’est en quelque sorte leur sport national. Tu peux suivre les prouesses de Occy et Taj aux nouvelles de six heures et même consulter le journal pour savoir quand sera le prochain swell. Nous au Québec on naît avec skis ou des patins de hockey. Eux, c’est avec un surf!
Je me rappelle l’année passée, quand je montais dans le Maine avec des amis, comment je me plaignais du nombre de surfeurs qu’il y avait dans l’eau. Je peux vous dire que ma vision des choses à pas mal changée depuis! La fin de semaine, on peut être 150 surfeurs dans l’eau. C’est complètement apocalyptique : les gens se crient après, les drop-in sont choses courantes et c’est sans parler de ceux qui pensent que l’océan leur appartient…
Si tu veux vraiment apprécier, tu surfs la semaine quand tout le monde travaille. Ça tombe bien j’ai pas mal de temps libre avec l’école! Je surf généralement à Maroubra beach, le quartier général des bra boys (pour ceux qui ne les connaissent pas, je vous suggère de visionner leur film). J’avais entendu une foule d’histoires d’horreur à leur sujet : intimidation, batailles, etc. Au sud de la plage trône la Long Bay Jail, une immense prison. Côté ambiance, c’est difficile à battre!
Il y a quelques mois, je surfais avec un de mes amis à Maroubra. Il faisait gros soleil, aucun vent et de superbes vagues déferlaient sur la plage. L’ambiance était détendue et tout le monde s’éclatait. Malheureusement, ça n’a pas duré longtemps! Alors que je m’apprêtais à prendre une vague, un autre surfeur s’est élancé sur la même vague. Gentiment, et surtout pour lui indiquer que j’avais priorité, je crie un « heeeeeey! ». À ma grande surprise, au lieu de sortir de la vague, le surfeur en question décide de tourner vers moi et commence à me pousser! Par réflexe, je fais la même chose et rapidement on tombe dans l’eau. Aussitôt, je sors de mes gonds et je lui sors dans mon meilleur anglais mes insultes préférées. Il fait de même et rapidement les choses tourne au vinaigre.
Finalement, deux ou trois surfeurs viennent nous séparer. Un des surfeurs me jase un peu et m’indique en riant que je viens tout juste de goûter à la médecine d’un des bra boys les plus célèbre, Koby Abberton! Pas besoin de vous dire que je me sentais petit dans mon wetsuit! Sur ce, je vous laisse, je m’en vais justement faire un petit tour à Maroubra!
Jean-Sébastien Plante
OuiSurf vous suggère :
- Un Québécois chez les Aussies! part1 On m’a toujours dit qu’étudier était important, qu’il faut bûcher...
- One Track Mind – Ce qui inspire les surfeurs professionnels Avec la nouvelle qui est récemment apparue à propos du...
- Entrevue avec Laura Palmer et Ramon Giedemann de chez Trafalgar Surf Trip Cette semaine j’ai pensé mettre de côté mon rôle de...
- L’automne – la saison du surfeur Québécois Cet article est pour ceux et celles qui ont commencés...
- Le surfshop québécois SouthBird et leur récente boutique en ligne! SouthBird surf shop Depuis 2006, Dominic Allard et son équipe...














